Afrique : Des femmes à l’école du management d’entreprise

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Publication : 17 / 06 / 2008
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L’Afrique ne peut se développer ni assurer une stabilité et un équilibre sans l’intégration effective des femmes qui constituent plus de la moitié de la population. C’est fort de ce constat qu’un atelier de renforcement de capacité a été organisé à Dakar à l’intention de femmes entrepreneurs de six pays africains.

Un atelier de formation réunit, depuis hier lundi 16 juin, à Dakar, des femmes entrepreneurs (22) de six pays africains (Afrique du Sud, République Démocratique du Congo, Libéria, Mozambique, Rwanda et Sénégal). Il est organisé par le Centre panafricain pour la paix et le développement (Pac) de l’Ong Femmes Africa solidarité (Fas), en collaboration avec l’Instituto de Empressa de Madrid et le ministère de la Famille, de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance (MFEFMF) et avec l’appui du gouvernement Espagnol.

Cette session de renforcement de capacité de ces femmes d’affaires a été l’occasion pour Boubacar Traoré, directeur de cabinet du MFEFMF, présidant la cérémonie d’ouverture, d’affirmer que « l’Afrique ne pourra jamais se développer sans une réelle intégration, et l’intégration ne pourrait jamais se réaliser sans les femmes du continent qui constituent plus de la moitié de la population ». C’est pourquoi le Sénégal, conscient que l’insertion, dans la marche d’un monde globalisé, où le dynamisme des affaires et la compétitivité des entreprises sont largement tributaires de la qualité des ressources et notamment de la maîtrise des techniques managériales, privilégie la « formation avant le financement des femmes » souligne-t-il.

Mieux, Mme Bineta Diop, directrice exécutive de Fas, renchérit en soulignant que « l’équilibre et le développement dans nos sociétés africaines passent par la formation et le renforcement des capacités des femmes ». C’est pourquoi son Ong s’intéresse aux femmes des pays qui sortent de conflit, après avoir contribué au retour à la paix, afin de les aider à accéder à l’investissement. Il s’agit de « faire en sorte que ces femmes isolées des zones à risque puissent montrer la voie, démontrer qu’elles peuvent, de l’informel, accroître leurs entreprises et créer des emplois » précise-t-elle.

C’est dans ce sens que Mme B Diop invite les chefs d’Etat à accélérer la mise en place d’une Banque régionale ou continentale ou un Fonds spécial de financement des femmes entrepreneurs. Ce qui devrait permettre à ces dernières, non seulement, de renforcer leur leadership pour une participation effective au développement de leurs Etats, mais aussi et surtout d’influencer le changement et les décisions politiques et l’intégration des questions de genre dans les projets et programmes nationaux, régionaux et internationaux.

Seulement, elles doivent au préalable savoir et avoir une vision, des équipements et des outils nécessaires pour faciliter la communication, l’interconnexion et le partage d’expériences entre elles et avec d’autres structures. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet atelier de formation de deux jours qui a pour objectifs, entre autres, de former ces femmes entrepreneurs en développement organisationnel, en renforcement de capacité en management des entreprises, en compétitivité des entreprises et en faisabilité de projets en vue d’accroître leurs performances économiques. Les travaux sont accès sur les procédures de création d’entreprise, la mise en place de « Business plan », la croissance des entreprises, le financement et l’étude de projets. Les activités ciblées sont, entre autres, le design, l’artisanat, les moustiquaires imprégnées, la transformation de fruits et légumes. Des femmes fermiers ou évoluant dans plusieurs autres domaines ont aussi été sélectionnées.

Ce projet pilote qui a bouclé sa première phase (identification et sélection des entrepreneurs) entre dans la deuxième qui est celle de l’investissement, avec l’identification des partenaires.




Source SudOnline.sn