AFP/FRED TANNEAU
La secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet dévoile, le 1er août à Perros-Guirec, un nouveau label de certification pour l'amélioration de la qualité des eaux de baignade.
1er août, à Perros-Guirec (Côtes-d'Armor). Cette nouvelle certification, détaillée par la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans Le Parisien/Aujourd'hui en France de vendredi, concerne la qualité des eaux de baignade mais également l'information des estivants. Il portera exclusivement sur la qualité des eaux de baignade, alors que d'autres classements, tels que le Pavillon bleu, prennent également en compte la qualité globale de l'environnement d'une plage.
Il s'agit de mettre en conformité les critères français avec ceux imposés par une directive européenne de 2006, qui entrera en vigueur en 2015. Le choix de Perros-Guirec pour lancer ce projet n'est pas anodin : cette commune est l'une des rares à être déjà aux normes, et constitue, selon Mme Kosciusko-Morizet, un bon exemple à suivre. Car le travail d'harmonisation s'annonce long. Dans un entretien à Ouest-France vendredi, la secrétaire d'Etat à l'écologie explique en effet que, selon deux études, un nombre important de plages seraient fermées si ce nouveau référentiel était appliqué dès aujourd'hui : de 4 à 7 % selon l'Afsset (Agence de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail), et près de 10 % selon l'association Surfrider, qui milite pour la protection de l'océan, des vagues et du littoral. Les critères aujourd'hui pris en compte lors des contrôles de l'eau sont dépassés, notamment au regard des pollutions microbiologiques, souligne Mme Kosciusko-Morizet. Les critères européens qui les remplaceront désormais sont beaucoup plus drastiques : ils ne tolèrent que 500 bactéries pour 100 ml d'eau, contre 2 000 en France, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France.
QUINZE PLAGES TEST CET ÉTÉ
Pour parvenir à leur respect, d'ici à sept ans, cette nouvelle certification insiste sur les programmes de réhabilitation. Ainsi, ce n'est plus seulement la qualité de l'eau qui sera contrôlée, mais aussi sa gestion. Selon Le Parisien/Aujourd'hui en France, les communes concernées devront individuellement identifier les raisons de la pollution de leurs eaux, et investir pour y remédier. Des analyses de l'eau devront donc être effectuées plus régulièrement, non plus uniquement par les Ddass (Direction départementale de l'action sanitaire et sociale), mais de manière dynamique par les communes. Vous pourrez être certifié en ayant une plage classée en B, pourvu que vous ayez un programme de réhabilitation. On prend en compte aussi la transparence, l'information du public, explique la secrétaire d'Etat. Les nouveaux classements des plages en quatre niveaux de qualité (excellente, bonne, suffisante, mauvaise) seront basés sur une évaluation de la qualité des eaux sur une période de quatre ans, et non plus sur une seule année.
La certification sera une démarche volontaire, à la charge des communes. La fréquence des prélèvements dépend du risque. Il peut aussi y avoir des mesures de gestion : par exemple, créer un bassin de rétention à tel endroit parce qu'il y a un risque important. Le coût va donc varier selon les communes, l'état initial des eaux..., précise Mme Kosciusko-Morizet. Cet été, ce système de certification sera lancé sur quinze plages test, conjointement avec l'Association des maires du littoral et l'Association des stations classées, a ajouté la secrétaire d'Etat à l'écologie. Puis, les premières certifications officielles seront décernées à des communes dès 2009. Celles-ci seront renouvelées tous les trois ans, avec un audit annuel obligatoire.
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