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Emploi : Google quitte le podium

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Publication : 24 / 02 / 2009
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Le classement annuel des entreprises où il fait bon vivre a changé de numéro 1. NetApp remplace Google. Plus que jamais les salariés ont besoin d'être rassurés.

Il se passe décidément toujours quelque chose outre-Atlantique. Le classement annuel de Fortune, réalisé avec le « Great Place to Work Institute », sacre NetApp, un spécialiste du stockage de données, situé en Californie, au détriment de Google qui quitte le podium et se retrouve classé numéro 4.

En 2008, NetApp occupait la quatorzième place. Pour expliquer le bond réalisé dans le classement de l'entreprise, le magazine peu soupçonnable de sympathies gauchistes, note « l'enthousiasme des salariés pour la culture égalitaire légendaire ». Une culture d'entreprise qui aurait propulsé NetApp à la première place. Parmi les avantages pointés par le magazine figurent les cinq jours payés pour du travail bénévole, une aide de plus de 11 000 dollars pour l'adoption... Dans le même temps, Google a réduit les suppléments accordés à ses salariés. Ainsi, les auteurs de l'étude notent la fin de la pause thé payée par l'entreprise, ou de la semaine de ski.

Des salariés confiants dans leur management

Pour les responsables de l'étude, le rang obtenu par une entreprise ne se limite pourtant pas aux avantages monétaires. La progression de NetApp s'expliquerait surtout par la qualité de son management en temps de crise. Pour obtenir la place de numéro 1 en ces temps difficile, rien ne vaut la confiance qu'ont les salariés pour leur management.

En effet, le classement n'est pas établi par un collège d'experts, mais à partir des réponses des salariés des entreprises à un questionnaire établi par l'institut. Les critères retenus sont multiples, intégrant notamment la protection sociale et tous les avantages en nature dont bénéficient les salariés à côté de leur salaire.

NetApp a de quoi alimenter la confiance qu'elle suscite : « elle a gagné des parts de marché pendant la récession, n'a pas procédé à des licenciements et a sous la main 2 milliards de dollars de cash pour passer la crise financière », notent les auteurs de l'étude.

Christophe Bys

e classement complet et les commentaires peuvent être consultés sur le site de Fortune