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Sénégal - Accréditation Iso 17025 : Les laboratoires apprenent la gestion documentaire

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Publication : 03 / 03 / 2009
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Le programme qualité de l’Uemoa, phase deux, organise une formation en gestion documentaire de deux jours, à l’intention des laboratoires nationaux.

Comment élaborer des documents de qualité, comment les réviser, les gérés, les détruire. C’est là toute une problématique à laquelle se confronte beaucoup de laboratoires nationaux. Cela leur pose un véritable problème pour être accrédité notamment au référentiel 17025 permettant d’être reconnu par les organisations internationales de normalisation ; mais aussi, d’avoir une certaine visibilité internationale.

Pour aider ces structures à surmonter ces difficultés, le Programme qualité, phase deux, de l’Union économique monétaire Ouest africaine (Uemoa) financé par l’Union européenne (Ue) a lancé hier, un atelier de formation de deux jours, à l’intention d’une vingtaine de responsables de laboratoires.

Marcel Gbaguidi, expert de l’Organisation des Nations-Unies pour le développement (Onudi) explique :« Le système documentaire fait partie du processus d’accréditation. Nous essayons d’amener les structures par un ensemble de formations qui a été planifié, à atteindre cet objectif d’accréditation. Et par rapport à cet objectif, il faut que le laboratoire concerné puisse prouver qu’il a mis en place un système documentaire. » Le chargé de l’accréditation et de l’évaluation de la conformité indique que « le système documentaire permet de situer les responsabilités, d’identifier les activités et les enregistrer afin que les informations ne se perdent pas. Autrement dit, c’est la traçabilité, la visibilité pour que l’information puisse être partagée ».

Une fois les laboratoires accrédités au référentiel Iso 17025, ils pourront continuer à analyser les produits d’exportation dont l’huile, le haricot vert entre autres produits, vers les pays européens. Pour leur compétitivité, les exportateurs sont appelés à respecter les normes sanitaires et phytosanitaires (Sps). Et pour cela, « les produits doivent être analysés par des laboratoires compétents en la matière, c’est-à-dire, que ces laboratoires doivent être déclarés compétents par un organisme habilité », indique Pape Sam Guèye, ingénieur agronome à la Fondation Ceres-Locustox.

Le programme qualité Afrique de l’Ouest financé pour une valeur de plus de trois milliards de francs Cfa par l’Ue est exécuté par l’Onudi.