Hackett: La méthode Six Sigma n’est pas la panacée pour l’amélioration des services administratifs

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Publication : 22 / 01 / 2007
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Hackett: La méthode Six Sigma n’est pas la panacée pour l’amélioration des services administratifs : une nouvelle étude identifie les facteurs explicatifs des succès et échecs rencontrés

ATLANTA, 17 janvier 2006 – Six Sigma serait loin d’être la panacée des améliorations en matière de réductions des coût et d’augmentations de la qualité des services administratifs, selon une nouvelle étude rendue publique aujourd’hui par The Hackett Group, un cabinet de conseil stratégique, filiale d’Answerthink.

Pour rappel, Six Sigma est une méthodologie utilisée par les entreprises pour améliorer la qualité et l'efficacité de leurs processus dans le monde industriel mais aussi dans le monde des services. La méthode Six Sigma se base une démarche structurée à la fois fondée sur la voix du client (enquêtes…) et des données mesurables et fiables.

De nombreux cadres dirigeants ont recours à la méthodologie Six Sigma pour, entre autres, apporter des changements critiques aux fonctions financières, informatiques, approvisionnement, ressources humaines et d’autres services administratifs. Pourtant, selon l’étude menée par les analystes de la société Hackett, de nombreux cadres échoueraient à retirer les bénéfices d’une bonne installation des méthodologies Six Sigma. Cette méthodologie basée sur un process incrémental ne serait pas toujours appropriée aux organisations qui réclament des transformations profondes de leur fonctionnement.

Selon la recherche Hackett, les équipes dirigeantes peuvent pourtant espérer réduire de $60 millions par milliard de chiffre d’affaires leurs coûts administratifs, en adoptant des pratiques éprouvées au sein des entreprises du panel World-Class dans les 4 aires, finances, Informatique, Approvisionnement et Ressources Humaines. De la même manière, ces sociétés au sommet du classement de Hackett, en plus de réduire leurs coûts, sont plus efficaces dans leur organisation et réduisent les risques liés aux fonctions améliorées.

De nombreux clients Hackett reconnaissent que la méthodologie Six Sigma est un élément actif de l’amélioration de leurs performances. En combinant les méthodologies Six Sigma et LEAN, un des clients du Groupe Hackett a pu améliorer entre autre ses encaissements, en réduisant de moitié les durées de règlements de ses clients, en identifiant les erreurs en amont et en élimant les éléments non prioritaires. Un autre des clients de Hackett a pu utiliser la méthodologie Six Sigma dans le cadre de la réduction des cycles d’organisation et dans la mise en place d’une organisation tirant partie des services partagés. Sur l’ensemble des points étudiés, 86% des départements financiers organisés en services partagés ont un fort attachement aux programmes Six Sigma pour parvenir à continuer à améliorer leur fonctionnement.

« Six Sigma peut aider des entreprises à améliorer de manière incrémentale l’efficacité et l’efficience des performances installées dans les fonctions de back office. Ce n’est pas pour cela la panacée et peut fonctionner uniquement dans le cas où certaines conditions sont réunies » explique le Président des Etudes en matière d’organisation des entreprises, Richard T. Roth.

Si la méthodologie Six Sigma peut permettre d’obtenir des améliorations progressives, ce n’est pas forcément l’outil idéal permetant des transformations profondes. C’est un peu comme si vous utilisiez un tournevis pour maintenir l’équilibre d’une structure quand un marteau ferait davantage l’affaire. Certaines organisations traversent des turbulences endémiques et l’approche Six Sigma n’est tout simplement pas toujours efficace. »

Penny Weller, Analyste Senior chez Hackett, et titulaire de nombreux degré d’excellence en matière de méthodologie Six Sigma a pu identifier les facteurs qui peuvent expliquer l’échec de mise en place d’initiatives Six Sigma. “Six Sigma est une très bonne méthodologie pour les sociétés qui souhaitent stabiliser leur activité et éliminer les variations. Mais comme tout outil, il faut l’utiliser avec parcimonie et en tenant compte des contextes spécifiques. L’objectif consiste parfois à créer des améliorations à tous les niveaux d’une organisation. Ainsi certaines sociétés ont échouées dans leur mise en place du programme Six Sigma car elles n’ont pas su personnaliser cette méthodologie, en niant parfois leur propre culture. Des transformations profondes du management sont susceptibles d’intervenir et l’entreprise doit en être consciente et savoir anticiper.

D’autres entreprises commettent également l’erreur d’adopter une approche trop découpée dans leur installation de Six Sigma, alors qu’elles pourraient faire usage d’une première installation réussie pour profiter d’un centre d’expertise réussie et le mettre à disposition d’autres initiatives dans l’entreprise.

A propos de The Hackett Group

La société Hackett est le leader mondial dans les études de benchmarking, l’accompagnement des entreprises en matière de bonnes pratiques et la mise en place des transformations nécessaires pour permettre aux entreprises d’atteindre des standards d’excellence (baptisés World Class™ par Hackett Group). Les analystes Hackett produisent la matière stratégique, les conseils en matière de bonnes pratiques et d’installation réussies, à partir d’études menées depuis 14 ans sous la forme de 3500 benchmarks menées auprès de 2100 entreprises de dimension internationale. Ses clients sont à 97% présentes dans le classement Dow Jones Industrials, 50% dans le FTSE 100 et 70% dans le DAX30.




Source indiceRH.net