Selon le rapport annuel du développement durable de la Confédération française de l’industrie des papiers, cartons et celluloses (Copacel), les efforts de l’industrie papetière pour réduire son impact environnemental continuent de porter leurs fruits. À l’inverse, les indicateurs de développement économique et d’emploi sont en berne.
L’industrie papetière est implantée dans 42 départements
Souvent décriée pour sa consommation élevée d’eau, d’énergie et de bois, l’industrie papetière française maintient ses efforts pour réduire son empreinte écologique. C’est ce qu’il ressort du rapport 2008 du développement durable dévoilé le 9 juin par la Confédération française de l’industrie des papiers, cartons et celluloses (Copacel). Selon le document, la filière utilise depuis 2006 60,3 % de papiers et cartons recyclés, grâce à un taux de récupération de 64,3 % des quantités consommées en France. La part de la biomasse dans la consommation d’énergie nécessaire à la fabrication de papier à quant à elle atteint 49,2 %, contre environ 45 % en 2008. Enfin, 77 % de sites industriels sont certifiés pour leur management environnemental (ISO 14001 ou EMAS). La Copacel continue parallèlement de soutenir la certification des forêts françaises, qui concerne aujourd’hui 34 % des massifs français contre 29 % en 2006, notamment en utilisant quasi-exclusivement du bois certifié (98 %).
21 sites fermés depuis 2006
Si les indicateurs environnementaux affichent dans l’ensemble une nette amélioration, les aspects développement économique et responsabilité sociale portent les stigmates de la crise. Sur fond de baisse constante des investissements industriels et des dépenses de recherche et développement depuis 2006, la rentabilité d’exploitation a rechuté à 1,7 %, soit en dessous des niveaux de 2005 et 2006 (autour de 2 %), après un sursaut à 4 % en 2007. Une situation attribuée au « maintien des charges fixes des entreprises à un niveau élevé en période de crise ». Côté responsabilité sociale, si le niveau de qualification à l’embauche est en légère hausse et que la fréquence et la gravité des accidents de travail tendent à se stabiliser, la contribution à l’emploi local continue dans le sens de la baisse, après la fermeture de 21 sites depuis 2006.