L’enquête Baromètre des candidats/jeunes diplômés bac + 5 menée par Ipsos, Alter Ego et TMPNEO en 2006 avait pour but d’identifier les motivations et les attentes des étudiants avant leur entrée sur le marché du travail et, également, d’identifier et de comprendre leur façon de chercher un emploi. Pour cela, 6 537 étudiants issus de toutes les écoles d’ingénieurs, de commerce/management et de certaines universités de France, ont répondu au questionnaire. Sur l’ensemble des participants, 55 % provenaient d’écoles d’ingénieur, 38 % d’écoles de commerce/management et enfin 7 % venaient d’universités ou autres cursus.
Filière-métier et secteurs d’activité priment
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, seuls 8 % de tous les étudiants interrogés privilégient une entreprise dans leur recherche d’emploi. Le choix de la plupart des étudiants, quant à ce que pourrait être leur premier emploi, est majoritairement dicté par la filière-métier (exp. : marketing, RH, etc.) ou par le secteur d’activité (exp. : automobile, banque, etc.). C’est une tendance qui se vérifie au vu du classement des critères de recherche. On constate que le critère du prestige et de la réputation de l’entreprise importe peu aux futurs candidats puisqu’il fait partie des trois derniers critères de la liste, avec la flexibilité des horaires et le nombre de jours de congés. Ce qu’ils recherchent avant tout c’est l’intérêt du travail/du poste ainsi que les perspectives d’évolution professionnelles et la rémunération.
Les étudiants des grandes écoles sont les plus optimistes
De manière générale, les étudiants de grandes écoles sont très optimistes quant à leur capacité à s’insérer dans la vie active. En effet, plus des ¾ pensent trouver un emploi qui correspond vraiment à leurs souhaits - dont 60 % pour les étudiants d’autres cursus contre 78 % et 79 %, respectivement pour les étudiants en management et les étudiants ingénieurs. Ce qui montre que les étudiants issus d’autres cursus sont nettement moins optimistes. Les premiers ne sont que 82 % à penser trouver un emploi en moins de 6 mois, tandis que les deux autres groupes le pensent chacun à 96 %. Les étudiants en université et autres cursus sont également plus enclins que les autres à accepter un CDD ou un stage à défaut d’un CDI si la mission les intéresse vraiment (85 % ont répondu « oui plutôt » et « oui tout à fait », contre 64 % chez les ingénieurs et 70 % chez les étudiants en management). Les étudiants issus des établissements les plus « prestigieux » s’avèrent être les moins flexibles sur la nature de leur futur contrat de travail. Pour ce qui est de la rémunération, on constate que les salaires réels sont moins élevés que les exigences salariales des futurs candidats, il y a 2.8 K€ de décalage pour les diplômés d’écoles de management et 3.8 K€ de décalage pour les ingénieurs (sur le salaire brut annuel).
Les étudiantes moins optimistes que les étudiants
Les étudiantes sont un peu moins optimistes que leurs camarades masculins. Elles ont une vision moins positive de leur future insertion professionnelle, que ce soit sur le contenu du poste, sur le temps de recherche de leur premier emploi (35 % de femmes pensent qu’il leur faudra moins de 2 mois pour trouver un travail contre 57 % d’hommes), sur la nature du contrat de travail (73 % de femmes sont prêtes à accepter un CDD ou un stage à défaut d’un CDI si le poste les intéresse vraiment, contre 63 % d’hommes) ou sur le niveau de rémunération. Les jeunes diplômées ont tendance à être plus favorables aux outils de lutte contre la discrimination que les hommes.
Chez les ingénieurs, les filières qui ont la côte sont celles des études, recherche et développement, la production, exploitation, qualité, sécurité et environnement puis l’informatique, télécoms et réseaux. Les jeunes diplômées sont très attirées par les deux premières filières. Les hommes privilégient l’industrie aéronautique et la défense, l’énergie, les constructeurs et équipementiers automobiles, les services aux entreprises et enfin l’industrie informatique. Les étudiants en management sont majoritairement attirés par les filières suivantes : la gestion, comptabilité et finance, le marketing (qui attire les jeunes femmes), par l’audit et le conseil. Les secteurs qui leur plaisent le plus sont l’audit, conseil et services aux entreprises, la banque, l’assurance et les services associés, le luxe, les cosmétiques et la mode, la communication, presse, édition, média, publicité et relations presse et pour finir le tourisme, les loisirs et la culture.
D’après le nombre total de citations, l’enquête est en mesure de fournir le palmarès des 50 entreprises les plus attractives pour les étudiants ingénieurs et les étudiants en management. Pour les premiers, les 5 entreprises du peloton de tête sont : Airbus, EADS, PSA, EDF et Renault. Pour les seconds, les 5 premières entreprises citées sont : L’Oréal, LVMH, PWC, Danone et la Société Générale.
Baromètre des candidats/jeunes diplômés bac + 5, IPSOS, Alter Ego et TMPNEO, 2006.
Mayda Bakri
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