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Quand les stations de ski se mettent au « vert »

Communiqué de presse
Publication : 18 / 01 / 2010
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Pour répondre aux attentes du public, du département et du parc du Mercantour, elles visent une meilleure intégration et de moindres rejets en CO2. En retard dans l'exploitation de l'énergie solaire et d'autres technologies propres, les stations de ski des Alpes-Maritimes veulent se hisser à hauteur de leurs concurrentes des Alpes du Nord. Pour répondre aux attentes environnementales de la clientèle, du département et du parc du Mercantour, elles se mettent au « vert ».




Le public, on le sait, est de plus en plus sensible à la qualité du cadre de vie et à la sauvegarde de la planète. Sur son lieu de travail comme sur les pistes de ski. Le conseil général des A.-M. a les mêmes aspirations, qui met 560 millions d'euros sur la table dans le cadre d'un plan anti-réchauffement climatique et incite financièrement les stations à y participer (voir ci-dessous). Gardien de la biodiversité et de la nature en général, le parc national du Mercantour oeuvre logiquement dans le même sens.

L'établissement a engagé des discussions avec les stations qui vont avoir la possibilité d'utiliser son logo, gage de notoriété sur le plan touristique. Toutes, à l'exception de Gréolières et de l'Audibergue dont les communes de rattachement ne font pas partie du parc, peuvent prétendre au label. En contrepartie, elles sont invitées à multiplier les initiatives écologiques. De la mise en place de randonnées en raquettes à une meilleure protection des rapaces, victimes des câbles des remontées mécaniques. « Longtemps, le parc et les stations ont cohabité en s'ignorant mutuellement. Aujourd'hui, on se parle et on tente d'élaborer des stratégies communes », se félicite Hervé Parmentier, chef de service au Mercantour.

Le bus gratuit pour Valberg

Est également préconisé un bilan carbone, que seule à ce jour Valberg a réalisé (page ci-contre). La station du Cians ne fait pas encore appel au photovoltaïque et joue les derniers de la classe dans le domaine du tri sélectif des déchets, dont la mise en place n'interviendra pas avant juin 2010. Mais elle souhaite diminuer ses émissions de CO2 de 75 % d'ici 2050. Elle prend désormais en charge l'euro dépensé par chaque visiteur empruntant depuis le littoral un bus du conseil général (le forfait journalier bus-ski est au prix du forfait ski à 27,2 euros). Et elle compte développer encore le transport collectif en reliant ultérieurement par autocar la station à une gare du train des Pignes.

Isola 2000 et Auron ne sont pas mieux équipées en panneaux solaires. Mais la première, dont la station d'épuration obsolète doit être reconstruite, et sa rivale de la Haute Tinée visent la certification ISO 14001 (la norme environnementale).

À Auron et Isola, un cendrier de poche à 3 euros

Toutes deux facilitent le covoiturage, restreignent l'usage du papier et proposent à prix coûtant, 3 euros, des cendriers de poche censés inciter les fumeurs à ne plus jeter les bouts filtre. « Jusqu'à 15 000 mégots ont été ramassés en fin de saison sous un télésiège », déplore Jean-Marc Bérard, directeur général de la société d'économie mixte gérant les deux stations. 3e, n'est-ce pas un prix trop élevé ? « En quelques jours, on a vendu aux caisses des remontées une trentaine de cendriers », répond Thibault Cherberiche, responsable commercial et marketing. « On avait envisagé une gratuité, mais on y a renoncé afin de responsabiliser les usagers ».

De son côté, la Colmiane va installer des panneaux photovoltaïques sur le futur toit de sa piscine et remplacer les lampes actuelles par des ampoules basse consommation.

Bref, par conviction ou réalisme, les stations de ski s'engagent dans une logique de développement durable. « On y a intérêt », résume Jean-Claude Lefebvre, premier adjoint d'Auron Saint-Étienne-de-Tinée. « Ne serait-ce que pour continuer à récupérer des subventions régionales et surtout départementales... »







Source nicematin.com