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L'obligation de mesurer en permanence les émissions de poussières

Communiqué de presse
Publication : 29 / 01 / 2010
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Gilles Schmitt à l’intérieur de l’usine de Gorcy. En matière d’environnement, il explique vouloir mettre la priorité sur l’étanchéité des fours.

Un arrêté préfectoral en date du 29 décembre impose à la société Affinage de Lorraine, installation classée pour la protection de l’environnement...

Un arrêté préfectoral en date du 29 décembre impose à la société Affinage de Lorraine, installation classée pour la protection de l’environnement, de renforcer le suivi des émissions de poussières générées par l’usine et de mettre en place un programme de surveillance des retombées atmosphériques de métaux, dioxines et furannes produites par ses installations.
Pose d’un opacimètre. «En 2009, nous avons été sollicités par la Drire pour un complément de suivi des émissions, explique le directeur général Gilles Schmitt. Il s’agit de mesurer la concentration des poussières dans nos installations de filtration avec un appareil optique qui permet de regarder dans la gaine. » Concrètement, il faut un opacimètre qui mesure en permanence les données. Alors qu’auparavant était effectué un relevé tous les six mois. «Cette nouvelle mesure demandée par la Drire doit être en place au 1er avril, et les résultats seront transmis trimestriellement aux services de l’Etat», précise Gisèle Savouret, responsable qualité et environnement au sein de l’usine.
«Avant 2006, nous avions une photo à un instant T, détaille pour sa part Fabrice Joguet, inspecteur des installations classées à la Drire. Or, en regardant les trois dernières années, on a constaté un flux en poussières assez important. En 2006, les données laissaient apparaître 20g/h, et des données similaires ensuite. Sauf qu’en 2009, c’est monté à 100g/h.Afin d’obtenir une vue exacte du rejet, nous avons demandé à mesurer en permanence le flux de poussières.»
L’accent sur l’étanchéité des fours. Par ailleurs, le directeur fait état des efforts consentis par la société. «On aspire l’air qui vient des fours. Ensuite pour le traitement de cet air, on utilise du coke de lignite. » Il montre le prix qui trône sur son bureau. Décerné en 2001 par l’Ademe, il a été remis par le ministre de l’Ecologie Yves Cochet. A la surprise générale, Affinage de Lorraine est arrivée première devant… Airbus, justement pour l’utilisation du coke de lignite. Gilles Schmitt explique vouloir désormais mettre l’accent sur l’étanchéité des fours. Parallèlement, «on est dans une démarche de certification ISO 14001 pour le mois de juin. Nous sommes déjà certifiés ISO 9001 et TS 16949 (spécifique à l’automobile).»
Programme de surveillance des retombées atmosphériques. Suite à l’intervention de l’association Mieux vivre il y a quelques années, la mairie de Gorcy avait fait faire des relevés au niveau des végétaux et des sols. «Nous, on a été saisi avec la Ddass et on a demandé à l’exploitant de faire lui-même ses analyses durant trois ans. Le dispositif s’est achevé l’an passé, rappelle M. Joguet. Au départ, on a voulu tout le spectre, mais les mesures n’ont pas démontré d’impact sur la santé, et donc pas de pollution particulière. Néanmoins, compte tenu des inquiétudes de la population, nous avons demandé au préfet de continuer cette surveillance au niveau des sols une fois par an. Cela s’effectue à deux endroits distincts : là où portent les vents dominants et sur une station témoin à l’écart. Il s’agit de l’étude du sol sur 3 centimètres de profondeur. »
De quoi se mettre à l’abri de toute critique.