L'Union européenne vise un quart d'accident en moins d'ici 2012 grâce à une stratégie en quatre points

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Publication : 31 / 10 / 2007
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L'application de la nouvelle stratégie quinquennale dans le domaine de la santé et la sécurité au travail adoptée par la Commission européenne devrait entraîner d'ici 2012 une réduction d’un quart des maladies professionnelles et des accidents du travail.


Cette stratégie fait elle-même suite à une réduction de 17 % des accidents mortels entre 2002 et 2004 et à une baisse de 20 % des accidents du travail entraînant une absence de trois jours et plus.

Mais les progrès varient suivant les pays, les secteurs, les entreprises et les catégories de travailleurs.

La Commission note aussi que « les évolutions de la vie professionnelle entraînent de nouveaux risques professionnels et l'on assiste à une augmentation de certaines maladies professionnelles ».

Les petites et moyennes entreprises sont particulièrement exposées, comptant 82 % du nombre total d'accidents du travail et 90 % du nombre total d'accidents mortels. Les secteurs tels que le bâtiment, l'agriculture, les transports et la santé présentent des risques supérieurs aux risques moyens d'accidents du travail.

Par ailleurs, les jeunes travailleurs, les travailleurs migrants, les travailleurs les plus âgés et ceux dont les conditions de travail sont précaires sont touchés de manière « disproportionnée ».

On assiste aussi à une augmentation de certaines maladies, notamment les maladies squeletto-musculaires, telles que les dorsalgies, les lésions des ligaments, les lésions attribuables au travail répétitif, ainsi que les maladies induites par la pression psychologique.

La stratégie communautaire pour les années qui viennent prévoit dès lors une série de mesures aux niveaux européen et nationaux dans quatre domaines :

- amélioration et simplification de la législation existante et amélioration de sa mise en œuvre dans la pratique par des instruments non contraignants, tels que les échanges de bonnes pratiques, les campagnes de sensibilisation, une meilleure information et une meilleure formation ;

- définition et application de stratégies nationales adaptées à la situation particulière de chaque État membre. Ces stratégies devraient être ciblées sur les secteurs et les entreprises les plus touchés et fixer des objectifs nationaux de réduction des accidents de travail et des maladies professionnelles ;

- intégration de la santé et de la sécurité au travail dans d'autres domaines politiques nationaux et européens (éducation, santé publique, recherche) et obtention de nouvelles synergies ;

- amélioration de l'identification et de l'évaluation des nouveaux risques potentiels par une intensification de la recherche, de l'échange de connaissances et de l'application pratique des résultats.





Source AFNOR