Zéro tolérance pour les défauts Toute activité connaît des dysfonctionnements. Longtemps, on a attendu que l’incendie se déclare pour prendre conscience de l’existence d’un problème. L'intérêt de la correction des dysfonctionnementsLa correction des dysfonctionnements permet à la fois :
1. La première étape consiste à définir ce que l'entreprise considère comme un dysfonctionnement à corriger.Sont généralement définis ainsi :
On ajoute aussi à cette liste les défauts identifiés lors des contrôles internes et qui, s'ils avaient échappé à cette surveillance, se seraient traduits par un désagrément pour le client. 2. La seconde étape consiste donc à recenser les dysfonctionnementsqui se produisent dans le cours de l’activité. Pour une TPE, le plus simple est, pour le professionnel de les reporter dans un tableau unique au fur et à mesure qu'il les identifie. Dans une PME, on demandera aux opérateurs de remplir des fiches de non-conformité qui seront transmises à la hiérarchie. 3. Il s’agit ensuite de supprimer immédiatement le défaut: le produit ou la prestation non-conformes sont immédiatement modifiés en conséquence.4. L'étape suivante est l'analyse des causes du défaut et la mise en place d'actions d’amélioration appropriées pour que le défaut constaté ne se reproduise plus à l'avenir.Inspirez-vous de l’exemple suivant pour mieux concevoir votre démarche de correction des dysfonctionnements dans votre entrepriseLe 15 décembre, Monsieur Durand, graphiste indépendant, enregistre dans son tableau de suivi des défauts un contentieuxqui - sans préjuger des responsabilités juridiques - est le signe d'une insatisfaction de son client, la société Dubois. Dans la colonne des actions immédiates visant supprimer le défaut, ce professionnel inscrit de consulter un avocat puis de reprendre contact avec ce client. Dans l'analyse qu'il réalise des causes du contentieux, il se rend compte, pour ce qui le concerne, que l'absence d’étude de risques sur ce contrat complexe est sans doute l'une des causes du défaut : il l'inscrit dans la colonne relative à l'analyse des causes. Parmi ses actions d'amélioration, la dernière colonne de son tableau, il inscrit donc de réaliser de façon systématique une étude de risque sur les contrats d'un montant supérieur à 7 000 €. Quelques conseils pratiquesCommencez par bien cerner ce que vous entendez par "défaut" dans votre entreprise. N'hésitez pas à donner une valeur financière au défaut constaté, même estimée, pour mieux sensibiliser vos collaborateurs ou vous-même à l'enjeu financier que représente la correction des défauts. Tous les trimestres, faites le point de l'avancement des actions d'amélioration (TPE), le cas échéant avec vos collaborateurs les plus concernés (PME). |